Racines

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Lucienne et papa 1940

Mon père, Jacques, et Lucienne, sa soeur, vers 1944

En 1945, mon père Français, et aussi Juif, alors âgé de 14 ans, faisait tout pour retrouver sa soeur, 10 ans, habitant quelque part en France. Ils avaient été tous les deux placés dans un orphelinat, séparés, à des kilomètres de distance, après l’enlèvement de leurs parents. Mes grands-parents donc, sont morts dans les wagons les menant aux camps de concentration. Après leurs retrouvailles, mon père et ma tante ont fait des démarches pour se faire adopter tous les deux au Canada et donc, avoir leur citoyenneté Canadienne, ce qui fût fait. Ils ont été adoptés par la famille « Laxer », ici à Montréal, dans le quartier « Snowdon ». Je suis extrêmement touché et ému ces jours-ci car j’entreprends les mêmes démarches, mais à l’inverse. Je suis régulièrement en communication avec la France dans le but d’obtenir ma citoyenneté Française. Je serai donc Français, en plus d’être Canadien, sûrement pour mon 57 ième anniversaire de naissance l’année prochaine. Papa nous a quitté en 1989, à 57 ans, à cause d’un bête accident d’automobile; inutile de dire que je pense à lui très fort en ce moment.

Question de choix

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C’est difficile de faire en sorte qu’on se sente le plus mal possible; il faut faire un gros effort pour se concentrer de toutes nos forces sur tout ce qui va mal près de nous, ou plus loin, dans le monde. Poser toutes nos pensées sur la lumière, et il y en a beaucoup, déployer toute notre énergie pour voir, entendre et ressentir ce qui est beau, est une source d’épanouissement, de joie, de plaisir, et de bonheur. Choisir de bien nourrir son cerveau, tout comme son estomac d’ailleurs, est enrichissant et souhaitable.

Regardons ce qui est beau, respirons ce qui est pur, écoutons ce qui est édifiant et intelligent, ça ne peut que nous faire du bien. C’est une question de choix.

Aider

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Un jour, les adultes, les plus vieux, tu sais…ceux qui te guident, qui t’éduquent, qui te conseillent, eh bien, ces gens-là disparaissent. C’est normal. Ce jour-là, tu réalises que tu es tout seul. Seul mais essentiel, car c’est toi maintenant l’adulte qui aide, qui guide, qui conseille. Alors, tu te souviens de l’amour que tu avais pour ceux qui sont disparus et tu réalises avec certitude que tu es aimé.

Joël

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J’ai de la peine de voir l’acharnement avec lequel certaines personnes essaient de toutes leurs forces de démolir un homme. Par jalousie, par homophobie, par envie, par frustration et insatisfaction de leur propre vie, des gens souvent sensés, tout comme de véritables imbéciles, se croyant eux vertueux, frappent de toutes leurs forces et sans relâche sur un homme, pour le détruire et du même coup, se soulager. Ils tapent avec haine, sans arrêt, ils se défoulent, en évacuant leur propre culpabilité.